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JOSEFA CAPELL MUNOZ Que voulez-vous que je vous dise ? C’est un regard débordant de tendresse et de douleur qui vous transperce. Comme surpris de vous voir là. Josefa Capell Muñoz dite Pepita la Grande est une grand-mère de 93 ans. Elle vit chez sa fille, dans la région de Valence en Espagne. Et aux beaux jours chez elle, à son domicile de Sainte-Livrade-sur-lot en Lot-et-Garonne. Nous devons à sa petite fille Elisabeth, passionnée de mémoire historique, spécialiste de généalogie, la chance d’avoir rencontré ce témoin de grandes dates de l’histoire du XXe siècle. La naissance de la deuxième république espagnole, les combats pour l’émancipation des femmes, la guerre civile espagnole, l’exil en France, la seconde guerre mondiale et les trente glorieuses qui feront de cette catalane d’origine, une Française fière de son pays d’adoption. Josefa Capell Munoz est de cette génération aux tempes grises et à la mémoire généreuse qui n’a jamais rencontré un journaliste de sa vie et qui se demande bien en quoi son histoire, notre histoire, peut aider à éclairer, à « construire », ceux qui suivent. Josefa nous a accueilli non pas sur la défensive mais quelque peu perplexe. Polie et sans manière. Directe : « Vous me poserez des questions, je répondrai ». Toujours surprise, sans doute un peu inquiète, à la découverte des pages qui se sont noircies au fil d’une dizaine de rencontres : « Je me demande comment vous allez faire avec tout ça ». Josefa est une perle précieuse. Une puce électronique glissée dans l’oreille répare l’outrage du temps. Mais sa mémoire est une mine d’or. Le plus souvent, Josefa s’exprime avec calme. Elle ne cherche pas à embellir ou à noircir les événements. Le temps et l’ expérience aidant, elle mesure mieux que quiconque les conquêtes et les limites des combats passés et ceux qui restent à venir. Elle est mesurée en tout, mais reste capable de coups de gueule aussi subits que vivifiants : « Mais pourquoi croyez-vous que nous avions créé les « Mujeres Libres » ? Parce qu’on en avait assez de la domination des hommes » ! Ca fait du bien. Et c’est désespérant. Sa colère, saine colère, reste d’actualité. D’un éclat de voix, elle nous ramène en 1936. Josefa Capell Muñoz était âgée de 21 ans. Elle est riche d’esprit et d’espoir, séduisante et amoureuse de Francisco avec qui elle veut partager une vie meilleure. UN TÉMOIGNAGE ÉMOUVANT A DÉCOUVRIR DANS ANCRAGE. A COMMANDER À L’AIDE DU BULLETIN D’ABONNEMENT ((Page d’accueil) AU PRIX DE 4,50 € L’EXEMPLAIRE. |
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