Pourquoi une journée mondiale des réfugiés le 20 juin ?

amnesty.fr

Décrétée en décembre 2000 par une résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies, cette journée est l’occasion de rendre hommage aux personnes qui ont dû tout fuir, afin de saluer leur espoir et leur courage de reconstruire leur vie en sécurité. (A/RES/55/76)

La date du 20 juin a été choisie pour coïncider avec la Journée du réfugié africain qui préexistait.

Elle a été célébrée pour la première fois le 20 juin 2001.

Il ne s’agit pas vraiment de partager un fardeau. Il s’agit de partager une responsabilité mondiale, fondée non seulement sur le principe général de notre humanité commune, mais aussi sur les obligations particulières qui nous incombent en vertu du droit international. Les problèmes fondamentaux, ce sont la guerre et la haine, et non pas les personnes qui sont obligées de fuir; les réfugiés font partie des premières victimes du terrorisme.

Message du Secrétaire général de l’ONU, António Guterres

Cette journée commémorative est désormais relayée dans de nombreux pays pour rendre hommage aux réfugiés, aux demandeurs d’asile, aux personnes déplacées et aux apatrides. Cette journée donne lieu à des initiatives et manifestations très variées impliquant des associations, des citoyens et des réfugiés. Elle vise à donner à chacun les moyens de comprendre la situation des réfugiés et l’impérieux besoin de les protéger et de les accueillir.

Plus de 21 millions personnes ont dû quitter leur pays parce que ce dernier ne voulait ou ne pouvait plus les protéger.

Ces personnes, devenues alors des réfugiés, ont des droits spécifiques :

Ne pas être renvoyées dans leur pays

Le droit international, en particulier la convention de 1951 relative au statut des réfugiés interdit aux Etats de renvoyer une personne vers un pays où elle serait exposée à des violations grave de ses droits humains. C’est le principe de non-refoulement.

Pouvoir demander la protection d’un autre État.

Privée de la protection de son Etat d’origine, une personne a, comme le prévoit la Déclaration universelle des droits de l’homme, le droit de demander la protection d’un autre Etat : il s’agit du droit de demander l’asile.

Pouvoir franchir, même sans document, une frontière pour se mettre à l’abri

Pour pouvoir demander l’asile à un Etat, il faut pouvoir entrer sur le territoire de celui-ci. La convention de 1951 prévoit que ces personnes qui, demandant l’asile, puissent franchir une frontière sans visa, ni passeport.

Sans le respect de ces trois principes fondamentaux, les réfugiés ne peuvent pas être protégés.

Et pourtant, aujourd’hui dans le monde, ces trois principes ne sont pas respectés par les Etats. Les frontières se ferment, les personnes sont renvoyées vers la mort et la persécution, elles sont détenues parce que considérées comme étant en situation irrégulière sur le territoire de certains Etats.

Le 20 juin, comme tous les autres jours de l’année, Amnesty International se mobilise pour exiger le respect des droits des réfugiés partout dans le monde.

Le droit d’asile est le dernier des droits lorsque tous les autres ont été bafoués. Protégeons-le !

Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) / site spécial 20 juin : http://www.unhcr.org/refugeeday/fr/

ONU : page spéciale Journée mondiale des réfugiés 20 juin et message du Secrétaire général de l’ONU : http://www.un.org/fr/events/refugeeday/

Images liées:

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.