Elle dresse la cartographie intime d’une enfant de l’immigration, avec ses îlots enchantés et ses exils douloureux. L’écrivaine et sociologue Kaoutar Harchi revient sur son parcours dans “Comme nous existons” (Actes Sud, 2021).

Kaoutar HarchiKaoutar Harchi• Crédits : Emanuelle Le Grand

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Ce que je raconte est ma vie, et je la raconte avec un pacte autobiographique qui relève de la sincérité et d’une quête de transparence. Mais j’estime aussi que ce que je raconte est plus grand que moi, plus fort que moi, me dépasse totalement. (Kaoutar Harchi)

Kaoutar Harchi est chercheuse en sociologie, enseignante à l’Université Paris 13 à Villetaneuse. Après trois romans (Zone Cinglée aux Éditions Sarbacane (2009, L’Ampleur du saccage (Actes Sud, 2011) et À l’origine notre père obscur (2014)) ainsi qu’un essai chez Pauvert, Je n’ai qu’une langue, ce n’est pas la mienne (2016)), elle publie un récit autobiographique : Comme nous existons, aux éditions Actes sud. 

Ma mère a été autant qu’elle a pu une stratège de mon existence. (Kaoutar Harchi)

Évoquant ses parents et les nombreux espoirs d’ascension qu’ils ont nourri pour elle, elle retrace ses années en collège privé, la violence et les inégalités auxquelles elle a été confrontée en tant que descendante d’immigrés, sa découverte de la sociologie et son désir d’écrire pour partir. 

Quand on part, on croit toujours arriver quelque part. Si mes parents sont partis, comme d’autres, ils ne sont pas toujours arrivés. (Kaoutar Harchi)

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