Au pied du mur, l’affaire du Covid 19 n’est pas terminée qu’une première mise à l’épreuve des élus locaux quant à un monde d’après moins vorace en carbone  tourne au vinaigre. Récapitulons. Le gouvernement offre 7 milliards d’euros à Air France  conditionné à des critères écologiques, dont « la fermeture de lignes aériennes intérieures », et à condition qu’existe une « alternative en train inférieure à 2h30 ». Ce qui est exactement le cas pour Bordeaux Paris. Mais sous la pression d’un certain monsieur Dassault les élus de la région, le président du conseil régional, socialiste comme le maire de Mérignac, socialiste, à l’exception notable du président du conseil départemental,  se sont associés à des élus de droite pour s’opposer à l’une des rares mesures écologiques et de bon sens prise dans le contexte de la crise sanitaire et écologique.  Une mesure rappelons le défendue il y quelques mois par des députés  de la France insoumise François Ruffin en particulier.

L’argument massue du lobby des industriels de l’aéronautique et il pèse lourd sur le secteur, 35.000 emplois pour une centaine d’entreprises.

« Nous sommes en présence d’un transport aérien dont la vocation première n’est pas de satisfaire des aspirations touristiques, mais de permettre à des salariés d’effectuer des allers-retours dans la journée », justifient-ils.

La vraie question, c’est la raison de ces allers retours, cela signifie-t-il que des milliers de salariés vivent à Paris et viennent quotidiennement travailler à Bordeaux ou l’inverse ?? Est-ce un modèle souhaitable ? Par ailleurs l’industrie aéronautique à l’heure de la mise en cause fondamentale du rôle de la mobilité hystérique a-t-elle un avenir ? 

Rappelons aussi qu’au niveau local, l’aéroport de Bordeaux-Mérignac pèse 28% des émissions de gaz à effet de serre liés aux déplacements dans la métropole.

Rappelons encore que la LGV Bordeaux Paris a couté, principalement à nous  contribuables,  9 milliards d’euros et que le coût co2 par passager est 50 fois plus important pour l’avion…   affaire à suivre !

Jean-François Meekel

ps: ce papier , 2/3, est extrait de la revue de presse mensuelle sur la radio girondine RIG (90.7)

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