A Bordeaux, élèves et enseignants du lycée François Magendie se mobilisent autour de Nekfar, 17 ans. Arrivé en Fance en début d’année, originaire du Tadjikistan, l’adolescent et sa famille sont sous la menace d’une expulsion en Lettonie. 

Reportage de France 3 Aquitaine

Par MK avec Candice Olivari Publié le 09/10/2019 à 12:16 Ils étaient une petite vingtaine, ce mercredi matin, rassemblés devant le lycée François Magendie à Bordeaux. Un rassemblement pour soutenir un des élèves de l’établissement : Nekfar, 17 ans originaire du Tadjikistan, pays d’Asie centrale. L’adolescent est, avec ses parents, son frère et sa sœur, menacé d’expulsion par la préfecture. 

Le père de Nekfar, Urmondzhon Sufiev, est journaliste. Il a dû quitter son pays avec sa famille après avoir eu maille à partir avec le gouvernement du très autoritaire président (depuis vingt-neuf ans) Emomali Rakmon.

Conseil de la vie lycéenne

Après un long périple, la famille est arrivée en Europe, via la Lettonie, avant de s’installer à Bordeaux en février. Dans la rue tout d’abord, puis dans un logement trouvé par une association en juillet. Les cinq membres de la famille partagent la même chambre. 
Nekfar intègre le lycée en avril, travaille tout l’été pour rattraper son retard en français, et reprend en septembre en classe UPE2A , ou “unité pédagogique pour élèves allophones”. Impliqué dans l’établissement, il s’est présenté au conseil de la vie lycéenne. 

Mais en septembre, la nouvelle tombe : la demande d’asile politique effectuée par la famille. En vertu de la convention de Dublin, tous sont sommés retourner en Lettonie, premier pays européen qu’ils ont traversé pour y déposer une demande. 

Assignée à résidence

Un recours a également été rejeté. Assignée à résidence, la famille vit désormais sous la crainte d’une arrestation et d’une expulsion. Elle doit pointer tous les lundis au commissariat de Bordeaux. 

Face à cette situation au lycée François Magendie, les enseignants ont créé une pétition, suivis par les lycéens
Les différentes pétitions ont cumulé près de 2 000 signatures. Parents d’élèves et amis de l’adoelscent, déterminé à rester en France, sont également à ses côtés. 

“C’est un élève qui adore la littérature, qui écrit des poèmes, assure Sandrine Nebout professeure de lettres modernes, enseignante de l’UPE2A. Il a envie de les traduire en Français et de les publier ici… Il faut qu’il reste”. 

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