La loi a été votée par 62 voix contre 48.
Le Parlement israélien a voté ce lundi 30 mars une loi qui institue la peine de mort pour « les terroristes », ciblant particulièrement les Palestiniens. Dénonciations de la majorité des médias et institutions dont celle du Conseil Représentatif des Institutions Juives de France : « La guerre que mène l’État d’Israël est une guerre existentielle face à ceux qui veulent l’éliminer. Mais c’est aussi une guerre sur le plan moral où Israël s’est toujours affirmé par une exigence éthique sans commune mesure avec ceux qui lui font face.L’adoption de la peine de mort, a fortiori pour les terroristes uniquement s’ils sont palestiniens, met à mal une part de l’héritage d’Israël, issu à la fois des valeurs juives et humanistes. Aucun calcul politique obscur dont le jeu politique israélien a le secret ne saurait le justifier.
Sur Public Sénat, une loi « raciste » : « Au lendemain de l’adoption par Israël d’une loi instaurant la peine de mort pour les Palestiniens reconnus coupables d’attaques anti-israéliennes meurtrières, de nombreux élus de gauche ont dénoncé une loi « raciste ».
Dans Le Monde, une loi contraire aux principes démocratiques : « Portée par l’extrême droite, cette loi très controversée est jugée discriminatoire envers les Palestiniens vivant sous occupation. Paris, Rome, Londres et Berlin se disent très inquiets et ont appelé le Parlement israélien à renoncer à cette loi contraire aux « principes démocratiques ». Le ministre des affaires étrangères palestinien dénonce quant à lui « un crime et une dangereuse escalade ». Une partie de l’opposition israélienne, également opposée à ce texte, espère qu’il sera annulé par la Cour Suprême, au nom de l’égalité des individus devant la loi.«
Champagne à la Knesset fustige Le Canard enchainé : » « Double peine de mort en Israël. Ajouter la peine de mort à l’apartheid : c’est l’exploit juridique et politique qui a amené Itamar Ben-Gvir, le ministre israélien de la Sécurité nationale à sabrer le champagne dans l’enceinte même de la Knesset le 30 mars au soir. Il venait de faire adopter en troisième lecture « la loi déposé par son parti, Otzma Yehuditb, nationaliste et raciste, par 62 voix -dont celle du premier ministre – Benyamin Netanyahou – contre 48.