Ruben Torres avait 37 ans. Venu en France pour fuir les menaces d’un gang au Honduras, il avait sollicité l’asile en France. Débouté devant l’OFPRA et devant la CNDA, il avait fait l’objet d’une Obligation de quitter le territoire français (OQTF). Sans avoir le droit de travailler, sans perspective, il a décidé, fin février, de surmonter sa peur et de retourner au Honduras en espérant pouvoir revenir en France.
Las, moins d’une dizaine de jours plus tard, il a été retrouvé mort, au fond d’un ravin. Tout laisse penser qu’il a été assassiné.
Sa famille – dont son frère qui vit en France – a décidé de rendre publique son histoire. Pour sa mémoire, et pour toutes celles et tous ceux qui vivent la difficile réalité de l’exile en France, des difficultés à prouver les dangers vécus dans leurs pays d’origine, et de l’angoisse qui accable le fait de devoir vivre avec une OQTF.
L’histoire de Ruben n’est pas un fait divers isolé. Elle dit quelque chose de notre système d’accueil des étrangers, de ses limites, des difficultés de la preuve en matière d’asile, et des conséquences humaines désastreuses de la prononciation des OQTF.
Nous appelons toutes les personnes attachées aux droits humains, à la dignité et à la protection des personnes exilées à se joindre à ce rassemblement.
Honorons la mémoire de Ruben.
Témoignons notre solidarité avec toutes les personnes exilées.
Entendons leurs voix.
Rassemblement le 20 mai à 18h30 Parvis des droits de l’Homme à Bordeaux.
Asti Bordeaux

Encore un refus de solidarité !
Une honte pour la France !