BORDEAUX MANIFESTATION DES LYCEENS BONJOUR MAI 68!
Etiage historique pour une manifestation sociale à Bordeaux. Ce 6 octobre 2026 restera sans doute comme un moment particulièrement fort de la mobilisation des jeunes en dépit de la répression aveugle qui s’abat systématiquement sur eux depuis des jours et aujourd’hui encore, y compris à Bordeaux contre une démonstration particulièrement pacifique. Plusieurs dizaines de milliers de personnes majoritairement des jeunes lycéennes et lycéens rejoints par de très nombreux adultes, parents, syndicalistes, mouvements de gauche, simples solidaires comme l’auteur de ses lignes ont pris le départ du défilé, très inhabituellement, de la porte de Bourgogne en bas du cours Victor Hugo pour un tour de l’hyper-centre; Victor Hugo, Place de la République cours d’Albret, Place Gambetta, Allée de Tourny et retour porte de Bourgogne par les quais. Un défilé collé serré, extrêmement gai, drôle, riches en slogans et pancartes de toutes sortes (cf les nombreuses photos ci dessous) mêlant allègrement les revendications, scolaires mais aussi écologistes, sociales. Et revenant comme un leitmotiv, les slogans contre la police et contre le rassemblement national. Robocops et lacrimos Une manifestation bon enfant donc qui a mis prés de trois heures pour parcourir le centre ville sans incident et revenir à son point de départ la Porte de Bourgogne où les lycéen-e)s avaient programmé une assemblée générale de manière à discuter de la suite du mouvement. Mais c’était sans compter sur les incompréhensibles stratégies de répression de la force publique qui a très vite envoyé ses robocops suréquipés et surarmées pour forcer les manifestants à rompre et à dégager l’espace. En dépit des tentatives de négos engagés par des responsables syndicaux et de groupes politiques, cela s’est sans surprise terminé à coup de lacrimos. Déjà ce mardi matin des parents d’élèves du lycée Montaigne avaient dû s’interposer en opposant une chaîne humaine entre leurs enfants/élèves et les CRS. Cet ersatz de gouvernement en situation de coup d’état permanent depuis les législatives que sa majorité a perdu est tellement aux abois qu’il a peur de sa jeunesse et essaye d’utiliser ce moment pour faire passer en catimini un budget qui s‘en prend aux plus faibles. Mais les «jeunes» sont bien parti pour rester debout et pour refuser le mépris et la violence que le pouvoir leur oppose! Texte et photos Jean-François Meekel