Manif du 17 octobre A Bordeaux comme partout violence d’état versus colère populaire.
Ce 17 octobre restera dans l’histoire comme le début de quelque chose ou la fin d’une autre, en tout état de cause comme le résultat néfaste d’une période de plus de deux années d’un long coup d’état où le pouvoir en place, minoritaire depuis les législatives de juin 2024 gagnées par le Nouveau Front Populaire, a refusé de céder la place et a creusé le fossé entre le peuple et ses «élites». Combien de 1er ministre, 4 en 30 mois, de ministres de l’Education Nationale, 7 depuis la première élection de Macron... etc.. etc...? Un pouvoir si inféodé aux puissances d’argent qu’il propose un budget qui tape principalement sur les classes moyennes voire pauvres, réduction des pensions pour les retraités mais en regard on divise par deux le montant de la taxe sur les profits des grandes entreprises et d’un tiers la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises. Pas question non plus d’appliquer la taxe Zuckman soit un prélèvement annuel de 2% sur les plus grosses fortunes, ce qui rapporterait 500 milliards au budget, de quoi voir venir! Mais on ne voit rien venir alors que les grandes entreprises françaises ont distribué au deuxième trimestre 2026 61 milliards d’euros à leurs actionnaires «le montant de dividendes le plus élevé d’Europe, se classant au deuxième rang mondial derrière les Etats-Unis, selon une étude publiée mardi 15 septembre». selon le quotidien Le Monde. Pas trés surprenant donc que cet état de fait alimente la colère des uns, la grande majorité de ceux qui étaient dans la rue hier et la hargne violente d’une minorité, sans doute celle qui dans les banlieues de nos villes vivent le plus fortement cette forme d’apartheid que le système éducatif aux abois nourrit.(1) Jean-François Meekel 1: L’auteur de ces lignes engagé par ailleurs, à savoir l’animation musicale avec les Goualeurs de paludate de la journée consacrée aux 20 ans de l’association des descendants des républicains espagnols Ay Carmela n’a pu participer à la manif d’hier. Mais les journaux et les écrans de télé sont pleins des infos de ce qui s’est passé en terme de violence des deux bords hier à Bordeaux. A noter qu’ici comme ailleurs la répression s’est abattue sur les manifestants avant même le départ des défilés. Merci à Cécile D pour les photos qui accompagnent ce texte.