Le fou de la « déconiatrie .

En mars et avril 2006, Agen rend hommage au Catalan, François Tosquelles, l’un des pères de la psychothérapie institutionnelle et lot-et-garonnais d’adoption Itinéraire d’un surdoué

La guerre civile, l’exil, la révolution de Saint- Alban …

Dans une interview, Marie-Rose Ourabah, la fille ainée de Tosquelles, éclaire le parcours de son père de Reus à Granges-sur-Lot

Il concilie l’inconciliable

Jeanne Isaac-Dupouy Présidente du Comité de jumelage Agen-Tolède a bien connu François Tosquelles, “un être extraordinaire” dit-elle. Son époux, Robert Isaac était même le seul à le nommer Paco (diminutif de Francisco) alors que tout le monde l’appelait Maître. A l’évocation de leur ami disparu l’émotion est encore au bord des yeux. Jeanne Isaac-Dupouy nous livre ici un épisode de la vie du Grand Homme lorsqu’il arrive en 1938à Almodovar del Campo. Au milieux des fureurs de la guerre civile (1936-1939), des déchaînements de la haine, François Tosquelles concilie l’inconciliable et ouvre la voie à la compréhension de l’autre et à la fraternité.

« Le chemin se fait en marchant »

Par le docteur Jean-Pierre Boulhol

Décembre 1975.François Tosquelles est nommé médecin-chef à la Candélie. (1) Grande joie à l’internat. François Tosquelles, quid? L’auteur d’ouvrages de référence en psychiatrie institutionnelle, en psychiatrie de l’enfant, en psychanalyse dans ses rapports avec J. Lacan et la linguistique, un médecin subversif?

Catalan, ancien de l’armée républicaine espagnole, qu’allait-il introduire dans notre paisible établissement? Quels liens avec Ajuriaguerra, auteur d’un manuel à succès de pédopsychiatrie basque, lui aussi réfugié de la guerre d’Espagne?

Inquiétudes chez certains. Espoirs chez d’autres. Jubilations enfin et rires qui n’ont jamais cessé de s’amplifier et de résonner tant à la Candélie que plus tard à Granges sur Lot…

Le langage du patient

Par le docteur Patrick Jammes

1977. La vague de mai 1968 n’était pas encore tombée. J’allais deux jours par semaine à l’université de Paris VIII (Vincennes) suivre les ateliers de Michel Lobrot , faire de la dynamique de groupe ou m’essayer à la vidéo-gestalt avec quelques thérapeutes californiens. Disons le net, c’était assez branché sexo.

Au dispensaire du “camp de Bias” c’était aussi assez chaud (nonobstant la sécheresse de 1976) ; les émeutes de l’été 1975 avaient fait éclater le “camp militaire” et “comme là-bas dis”, créant un espace de tergiversations municipalo-administratives sur fond de taudis des plus déprimant.

Il me vient une idée : créer un groupe Balint. (1)

Je sollicite le docteur François Tosquelles qui accepte le projet et c’est le premier groupe d’une dizaine de médecins qui se réuniront dans des lieux variés comme le stadium , le restaurant du parc, la salle de réunion d’un café … Le Docteur Boulhol qui nous a rejoint sera un continuateur de ce groupe…

Une enfance en pays franquiste

par Catherine Berenguer-Joly

La Pobla de Montornès – années1940-1954. des souvenirs vivaces comme des griffes de velours ou d’acier entre ces deux années-parenthèse, les faits se chevauchent et les dates sont floues, mais les souvenirs en filigrane lumineux, eux, sont vivaces comme des griffes de velours ou d’acier. en 1936, lors du coup d’état de Melilla qui doit déclencher la guerre civile, mon père en plein désaccord avec sa riche et arrogante famille franquiste, quitte sans retour et sans regrets cette famille dont il ne voudra plus jamais entendre parler, ainsi que sa ville natale d’Almeria pour se rendre à Barcelone, lieu de toutes les luttes et de tous les espoirs…

HONGRIE

La revanche du paria

Obligé de fuir son pays en 1956, Laszlo Mindszenti est revenu à Budapest, pour la première fois l’an dernier, à l’occasion d’une grande exposition de ses oeuvres

ESPAGNE

Deux coffres en bois

Par Magali Miranda-Saiz

Mariano et Leandro les deux frères de San Cristobal de Cuellar, (province de Segovie)

arrivent ÀCastelsarrasin le 27 juillet 1920 et deviennent manoeuvre à la fonderie

ESPAGNE

Les trous de mémoire du XX ème siècle

Par Magali Miranda-Saiz

« Mon histoire familiale s’inscrit plus largement dans l’histoire de l’immigration espagnole.

Les Pyrénées n’ont jamais constitué une véritable barrière entre la France et l’Espagne, et la présence espagnole en France métropolitaine est une constante depuis le début du XIXème siècle. Les lendemains de la Première Guerre mondiale sont l’occasion d’un renouveau du mouvement migratoire : le recensement de 1921 dénombre plus de 255 000 Espagnols, ce qui les place au 3ème rang des populations étrangères, derrière les Italiens et les Belges…

MÉMOIRE D’UN ANCIEN D’EYSSES

Du képi au calot de Dachau.”Sous ce titre, André Raust, Lieutenant honoraire, gendarme, déserteur, résistant et déporté raconte dans ses mémoires son engagement durant la deuxième guerre mondiale. Outre le respect qu’inspire l’engagement d’André Raust, un intérêt particulier est fourni aux lecteurs d’Ancrage à travers l’expérience lot-et- garonnaise de l’ancien militaire. André Raust, en effet, a été détenu à la centrale d’Eysses. Il a été le témoin des événements qui ont conduit à la déportation tous les résistants détenus en 1944 et au sacrifice des douze fusillés.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.