ALGÉRIE

Brahim, l’orphelin de Jemmapes

Brahim Lecheheb n’a pas connu son père Belkacem mort en 1945 à son retour de la seconde guerre mondiale. Sa mère a disparu, brûlé vive dans une expédition punitive de l’armée française quand il avait 14 ans. Aujourd’hui retraité, cet harki père de deux enfants, construit une patiente réconciliation avec son pays natal

« Ils m’appelaient « mon frère »

« Quand nous sommes arrivés en France, nous étions considérés comme des prisonniers de guerre. A Saint-Maurice, les barbelés, A Bias, les barbelés, au Larzac les barbelés, Bourg Lastic, Rivesaltes les barbelés. Est-ce un comportement digne pour les Harkis ?

Quand nous étions à l’armée côte à côte, les soldats m’appelaient « mon frère ». Aujourd’hui je ne suis plus un frère. Je suis devenu un Arabe…

Un cœur sur les deux rives

Yamina Gourbi Tamazount, 68 ans, vit aujourd’hui à Bias où elle a échoué avec sa famille il y a 45 ans. Elle a renoué avec son pays natal l’Algérie en 1975 où elle se rend régulièrement

Interview de Zohra Tamazount

« Pujols, C’était l’Algérie » !

«  J’ai pris conscience qu’il y avait un problème quand les résidants du camp avaient peur de sortir à cause des immigrés de l’extérieur. Ils considéraient les immigrés comme des personnes dangereuses. À l’époque les harkis vivaient repliés sur eux-mêmes. Les mariages, par exemple, se faisaient entre eux. Enfant, je ne maîtrisais pas très bien l’arabe. Mais je comprenais ce qui revenait souvent sur leurs lèvres… »

Terrorisme et guérilla : de la Toussaint rouge à la tragédie des harkis.

Par Guy Pervillé , professeur d’histoire contemporaine

La guerre d’Algérie est trop souvent considérée d’une manière unilatérale. Il convient au contraire, si l’on veut la comprendre historiquement, d’analyser l’interdépendance, l’interaction des comportements des deux camps, et l’engrenage des violences qui en est résulté.

MAROC

Smail Moumen

« Français à Fumel, Marocain à Oujda »

International marocain de rugby, Smail Moumen a porté les couleurs de Fumel-Libos en France et d’Oujda dans son pays natal. Joueur respecté par la majorité de ses partenaires et du public, il a du aussi affronter les comportements racistes sur les terrains de France. « Ce petit truc qui reste »

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