DORDOGNE

Ralph Finkler, le survivant de la ferme du canadier, gardien de la mémoire

« Là où il y a un péril, croît aussi ce qui sauve » : cette allégation de Friedrich Hölderlin, le poète allemand beaucoup cité en ces temps d’incertitude, peut tout aussi bien s’appliquer au destin de ces jeunes gens qui, en 1940, ont fait, alors qu’ils n’avaient pas encore 20 ans, le choix de la résistance au péril nazi même s’ils ne connaissaient pas encore le sens de ce mot. Pour Raphael Finkler, comme pour son inséparable copain Léon Lichtenberg, lycéens périgourdins, l’évidence s’imposa devant les affiches et les journaux annonçant la signature de l’armistice.

ANTUN SEGA

Le bûcheron de Prezid

En 1921, Antun Sèga apprit à lire au service militaire en Yougoslavie puis partit en France pour travailler dans la forêt de Tronçais. Retour sur une dure vie de labeur écrite au fil de la lame des scies à deux bras

YVONNE SEGA

« Arrête-toi. je veux réaliser que je suis revenue »

Ce fut comme «un coup de massue». En juillet 1973, Antoine mourut terrassé par une insuffisance cardiaque. Il avait 73 ans. «Ma mère prit dix ans d’un coup», se souvient Daniel Sega, lui-même rongé par une espèce de remords qui le taraude aujourd’hui encore. «Avec ce que l’on sait de nos jours, j’aurais pu prolonger son existence». Une mère meurtrie par le chagrin, un père parti trop tôt. Mais heureux d’avoir suivi les conseils de l’instituteur. Diplômé de la faculté de Limoges, le benjamin des Sega est en effet promis à une belle carrière professionnelle qui le conduira jusqu’à la direction de la pharmacopée de l’hôpital Saint-Cyr de Villeneuve-sur-Lot.

«VOUS NOUS VOYEZ ? »

De Ouaga à New York, nouveaux regards sur Saint-Michel »

De là-bas à ici, le regard croisé de nouveaux arrivants dans ce quartier de Bordeaux dont la tradition d’accueil et de porte d’entrée de la ville est menacée par la rénovation urbaine. Témoignages écrits, enregistrements radiophoniques, travaux photographiques, dessins constitueront le fond d’une exposition intitulée «Vous nous voyez ? De Ouaga à New-York, nouveaux regards sur Saint-Michel» présentée au Musée d’Aquitaine à Bordeaux du 30 janvier au 30 avril 2017.

PORTRAIT

Françoise Escarpit

Bordeaux et Marmande vont accueillir en janvier et février les oeuvres de trois peintres mexicains, des expositions qui associent le musée d’art mexicain de Chicago et l’association girondine Pucéart, pour un commerce éthique de l’art. A l’initiative de cette association, Françoise Escarpit, journaliste qui couvrit longtemps l’Amérique latine, de Cuba au Mexique en passant par le Chili et le Paraguay, familière du commandant Marcos et des communautés indiennes. Une vie de témoignages et d’engagements. Portrait.

INTERVIEW

« Le journalisme n’est pas un crime»

A 32 ans, Samad Iach poursuit depuis la France son métier de journaliste qu’il ne peut exercer librement au Maroc son pays natal. Il confie ses espoirs à notre jeune collaborateur Simon Loignon

SEPTEMBRE NOIR

Audrey et Linda

Victimes de l’attentat de Paris le 18 septembre 1986, les deux cousines Audrey et Linda s’étaient retrouvéesa la FNAC de la rue de Rennes. Dans la famille Benghozi, que ce soit à Agen, Pau ou Anglet, chaque nouvel attentat terroriste ravive une blessure qui ne s’est jamais refermée depuis 30 ans. Depuis la perte de deux des siens, le 17 septembre 1986, quand éclata rue de Rennes à Paris, une bombe du Hezbollah qui tua Audrey, 20 ans, et sa cousine germaine Linda 30 ans.

Images liées:

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.