Les dégâts climatiques ont maintenant franchi un tel seuil que les compensations doivent relever de la solidarité publique. Messieurs les responsables syndicaux et politiques, nous avons changé d’époque.

Canicule, orages, grêle viennent de s’abattre sur de larges régions de France. Le chaos climatique,
que certains minimisaient encore récemment, est bien là. Tout est impacté : maisons, entreprises,
cultures et animaux.
Le premier constat qu’on peut faire est que le train de mesures habituelles au niveau
agricole (état de catastrophe naturelle, exonération de taxes foncières, reports divers) est
maintenant totalement dépassé.
Si on ne sort pas de ce cadre, c’est toute une partie de notre
agriculture qui va mettre la clé sous la porte à court terme et c’est notre alimentation qui va être
remise en cause.
Deuxième constat : la faillite du système assurantiel, pourtant présenté comme LA
solution.
Les agriculteurs ne peuvent plus porter le poids du chaos climatique au travers de
l’assurance. Cette profession est maintenant tellement appauvrie que la souscription à une
assurance, quand il existe des contrats adaptés à leurs productions, devient impossible. Les tarifs
sont en constante augmentation. Les assureurs sont d’ailleurs en train de se retirer prudemment, sauf
à accroître encore les primes dans des proportions insoutenables.
Le PDG d’AXA déclarait en 2015 : « A +4°C, plus rien n’est assurable ». On y vient.
Troisième constat : les cultures maraîchères et diversifiées sont considérées en Gironde
comme subalternes par rapport à la vigne et aucun dispositif sérieux n’existe pour elles
. Sauf à
croire qu’on va pouvoir continuer à importer nos fruits et légumes d’Espagne ou d’Italie, victimes
d’une sécheresse historique, il va falloir des dispositifs et des aides immédiates d’urgence pour
éviter les cessations d’activité.
Si nous voulons qu’il subsiste une agriculture et une alimentation suffisante, il ne suffira
pas de faire visiter les fermes dévastées par un attelage de responsables professionnels et politiques
venant se désoler en choeur sous les flash des journalistes.
Les dégâts climatiques ont maintenant franchi un tel seuil que les compensations doivent
relever de la solidarité publique. Messieurs les responsables syndicaux et politiques, nous avons
changé d’époque.
Nous attendons des dispositifs immédiats pour aider ces productions à repartir au plus tôt.

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