Medias. Il suffit de poser le mot pour que le débat parfois s’enflamme. On saura donc gré à la section villeneuvoise de la LDH d’avoir convié deux universitaires toulousains, Benjamin Ferron et Téo Cazenaves maitres dans l’art de traiter ce sujet sulfureux avec les mots de la pondération et de la connaissance. De ce point vue le volet historique développé par les deux conférenciers, depuis l’indépendance politique des journaux (1778-1881) à la privatisation des marchés, en passant par la problématique d’après-guerre en 1939-45, ont éclairé utilement la cinquantaine de personnes réunis salle du Palay à Pujols. Bien des chapitres ont été abordés. La fragilité de la presse indépendante figurait parmi quelques têtes de chapitres. Comment résister à la pression de puissants mécènes affichant une liberté de façade, garantie aux journalistes, sans résister à la tentation de l’influence ? Comment éviter la concentration de titres entre les mains milliardaires spéculant sur une presse à leur botte ? Comment distinguer l’information de la communication, du bourrage de crâne, du mensonge de la falsification du son et de l’image faisant dire à des témoins le contraire de ce qu’ils énoncent en réalité ? « Ecrire pour être lu » affirmaient naguère les principes fondateurs de la profession. Reste à trouver les bons réseaux et les bonnes plumes dans la jungle des réseaux. La LDF a allumé quelques feux pour éclairer le lecteur. Opération à renouveler. J.C
Benjamin Ferron et Téo Cazenaves entourant Laurent Sue de la LDH (ph Ancrage)
