26 mars 2021 Par Fabrice Arfi

« Des responsabilités accablantes » mais pas de « complicité » au sens juridique : telle est la conclusion du rapport de la commission présidée par l’historien Vincent Duclert sur le rôle de la France face au génocide des Tutsis du Rwanda. Quelles suites politiques Emmanuel Macron donnera-t-il à ce constat ?

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·  Un quart de siècle après l’entreprise de destruction des Tutsis du Rwanda, qui a fait entre 800 000 et un million de morts en 1994, un rapport officiel, remis vendredi 26 mars à Emmanuel Macron, pointe pour la première fois les « responsabilités lourdes et accablantes » de la France face au dernier génocide du XXe siècle, mais pas de « complicité » au sens juridique du terme.

Pour la commission présidée par l’historien Vincent Duclert qui a été saisie en 2019 par le président de la République, il en va aujourd’hui de « l’identité démocratique » de la France de regarder en face son histoire rwandaise, « triste et tragique », pour la transformer en savoir commun. « Affronter le passé en acceptant les faits de vérité […] est la seule voie pour se libérer des traumatismes et des blessures », souligne la commission.

Photos de victimes du génocide dans un mémorial situé dans la province de Kigali. © AFP

Il revient désormais au chef de l’État, qui pourrait se rendre au Rwanda en mai prochain, de donner des suites politiques – ou non – aux conclusions de la commission Duclert, qui ne manqueront pas de susciter des débats au sein des communautés académiques, militaires, politiques, diplomatiques et militantes.

Son rapport de 1225 pages (annexes comprises), sobrement titré La France, le Rwanda et le génocide des Tutsi (1990-1994) et qui sera publié aux éditions Armand Colin, relève d’une entreprise historiographique d’ampleur grâce à un accès inédit de la commission aux archives officielles sur la politique de l’État français au Rwanda.

Dans ses conclusions, le rapport Duclert écrit que « la crise rwandaise s’achève en désastre pour le Rwanda, en défaite pour la France ». « La France est-elle pour autant complice du génocide des Tutsi ? Si l’on entend par là une volonté de s’associer à l’entreprise génocidaire, rien dans les archives consultées ne vient le démontrer », écrit de prime abord la commission.

Mais l’absolution de « complicité » laisse vite la place à un réquisitoire en « responsabilités »,qualifiées de « lourdes et accablantes ». « La France s’est néanmoins longuement investie au côté d’un régime qui encourageait des massacres racistes. Elle est demeurée aveugle face à la préparation d’un génocide par les éléments les plus radicaux de ce régime […]. Au moment du génocide, elle a tardé à rompre avec le gouvernement intérimaire qui le réalisait et a continué à placer la menace du FPR [la force politique et armée tutsie – ndlr] au sommet de ses préoccupations. Elle a réagi tardivement avec l’opération Turquoise qui a permis de sauver de nombreuses vies, mais non celles de la très grande majorité des Tutsi du Rwanda exterminés dans les premières semaines du génocide »,écrit la commission.

Les responsabilités pointées par la commission Duclert sont de trois ordres : politique, institutionnelle (civile et militaire) et intellectuelle, « qui, cumulées, font système et témoignent d’une défaite de la pensée ».

Sur le terrain du politique, le rapport met en cause l’« aveuglement continu » des autorités françaises dans « leur soutien à un régime raciste, corrompu et violent, pourtant conçu comme un laboratoire d’une nouvelle politique française en Afrique ».

Pour comprendre les racines de cette attitude, il faut au moins remonter à la création en 1987 du Front patriotique rwandais (FPR), à la fois parti politique et force militaire représentant la frange tutsie (minoritaire) de la population rwandaise, victime depuis des décennies de persécutions par la majorité hutue. Des massacres récurrents avaient fini de pousser de nombreux Tutsis à l’exode, essentiellement en Ouganda.

La France du président socialiste François Mitterrand, elle, apportera un soutien sans faille au régime du président du Rwanda Juvénal Habyarimana, arrivé au pouvoir en 1973 après un coup d’État. La raison : le FPR, soutenu par l’Ouganda, est alors vu par la France comme le bras armé des Anglo-Saxons et surtout des Américains, qui viseraient par son intermédiaire à rogner l’influence française dans la région des Grands Lacs.

Un soutien inébranlable aux Forces armées rwandaises (FAR) du régime Habyarimana serait par conséquent la garantie d’un statu quo qui permettrait le maintien de la chasse gardée française dans la région. Dès lors, « la menace FPR » offre au régime hutu et à la France un ennemi commun : les Tutsis. À l’Élysée, il est même de bon ton de parler des Tutsis du FPR comme des « Khmers noirs », une expression qu’affectionne tout particulièrement, y compris dans des notes écrites, le chef d’état-major particulier de François Mitterrand, le général Christian Quesnot.

Cette vision des choses, très largement partagée au sein de l’armée et à l’Élysée, sera particulièrement accentuée après l’effondrement de l’Union soviétique et l’hégémonie américaine qui en découle mécaniquement.

Le président français François Mitterrand, à Kigali (Rwanda), avec son homologue rwandais Juvénal Habyarimana, en décembre 1984. © Georges GOBET / AFP

Or, d’après la commission Duclert, l’« alignement » français sur le pouvoir rwandais « procède d’une volonté du chef de l’État et de la présidence de la République ». Cette « politique globale » procède même d’une « puissante volonté politique qui ne peut être que celle du chef de l’État lui-même, François Mitterrand », selon la commission, qui rappelle les liens personnels forts entre le président français et son homologue rwandais.

« La faillite de la France au Rwanda, dont les causes ne lui appartiennent pas toutes en propre, peut s’apparenter, à cet égard, à une dernière défaite impériale d’autant plus grave qu’elle n’est ni formulée ni regardée », estime le rapport Duclert. Qui ajoute : « L’impression est celle d’un enfermement des autorités françaises dans des logiques avec lesquelles la rupture s’avère difficile, même durant la crise génocidaire. »

Ce constat est si vrai que toutes les alertes émanant dès le début des années 1990 de divers services de l’État sur le risque de génocide au Rwanda sont restées lettres mortes en haut lieu. Il y a eu une « impossibilité de penser le génocide qui vient », analyse la commission Duclert, qui tance l’« effondrement intellectuel » de l’appareil étatique français confronté au pire : le crime des crimes.

Les exemples sont légion et ont provoqué maints avertissements, restés néanmoins sans écho. Dès le mois d’octobre 1990, le colonel de gendarmerie René Galinié, attaché de défense et chef de la Mission d’assistance militaire au Rwanda, alertait par exemple sur l’élimination possible de 700 000 Tutsis. Au même moment, le secrétariat général de la défense nationale (SGDN) décrivait dans ses notes, d’après le rapport Ducluert, « l’amorce d’un processus génocidaire ».

« L’Élysée est donc informé d’une analyse critique du soutien à un pays, qui sitôt réceptionnée l’aide militaire, s’emploie à massacrer la minorité tutsie et à réprimer l’opposition politique »,souligne la commission Duclert, qui relève que les vagues successives de massacres de Tutsis, commis entre 1990 et 1993, se sont heurtées à « un déni de réalité ». Les persécutions systématiques subies par les Tutsis « sont récusées par principe », observe la commission.

 La DGSE n’est pas écoutée, elle est critiquée même »

A contrario, le pouvoir français endosse toutes les visées du président Habyarimana, même quand il « ment avec aplomb » en faisant des Tutsis la cause de tous les malheurs du Rwanda, ce qui justifierait en retour une répression sanglante.

De ce point de vue, la commission souligne à plusieurs reprises l’insistante clairvoyance de la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), le principal service de renseignement français, qui a, elle aussi, alerté et même plaidé pour une réorientation de la politique française au Rwanda. En vain. « De manière générale, ses analyses tranchent avec les conceptions dominantes en haut lieu. La DGSE offre une vision différente, qui ne semble pas avoir été vraiment prise en compte », observe le rapport du Duclert, qui conclut : « La DGSE n’est pas écoutée, elle est critiquée même. »

Des militaires français de la force Turquoise, en juillet 1994, dans la région de Butare. © José Nicolas / Hans Lucas via AFP

En revanche, au cœur de la présidence de la République, a régné une sorte d’État dans l’État tout-puissant, incontrôlable et, pour tout dire, dangereux : l’état-major particulier, que la commission Duclert qualifie de « système discret d’influence, de pression et de désinformation » dont les méthodes relèvent parfois des « pratiques d’officine ».

C’est un peu comme si la tragédie rwandaise avait mis en lumière de la manière la plus crue qui soit les dérives d’un présidentialisme français au contact duquel le moindre contre-pouvoir est condamné à s’agenouiller. La commission Duclert parle, non sans euphémisme, du « poids majeur de la présidence de la République ».

Mais son rapport n’hésite pas à parler de « pratiques irrégulières d’administration, de chaînes parallèles de communication et même de commandement, de contournement des règles d’engagement et des procédures légales, d’actes d’intimidation et d’entreprises d’éviction de responsables ou d’agents » qui avaient osé défendre, sur le Rwanda, une pensée dissidente. Ils étaient diplomates, généraux, agents secrets ou ministres, ils ne furent jamais entendus et parfois même marginalisés face à la loi d’airain de la Ve République.

Cette minorité de héros ordinaires du service public « n’a pas été reconnue à sa juste valeur dans le passé », note le rapport Duclert. « Elle a pu même être jugée comme s’opposant aux intérêts de la France, alors qu’il est possible de démontrer, à l’inverse, l’adéquation de ses actes avec les promesses d’un pays libre […] Il est temps maintenant que la parole se libère pleinement »,exhorte à leur endroit la commission.

L’un des biais de jugement qui a peut-être le plus influencé – en mal – la politique française au Rwanda est une « lecture ethniciste » des événements, selon les termes du rapport Duclert. « Cette constante ethniciste n’a jamais été infirmée par le chef de l’État, ni même récusée et démentie », souligne-t-il.

De ce point de vue, le rappel par la commission Duclert des termes d’un rapport rédigé par un lieutenant-colonel de l’armée parti en mission en mars 1990 au Rwanda est éclairant : le militaire y explique comment « distinguer physiquement » un Hutu d’un Tutsi, endossant quelques-uns des clichés parmi les plus éculés du racisme colonial. Ainsi, le Hutu aurait « l’allure trapue » et « sa face est ronde et épaisse ». Le Tutsi aurait, au contraire, la « taille élancée, au front très dégagé et aux traits relativement fins »

Cette « lecture ethniciste » a pris des proportions dramatiques pendant le génocide, comme en témoignent les paroles prononcées par François Mitterrand à l’occasion d’un conseil de défense qui s’est tenu le 22 avril 1994. Ce jour-là, le génocide, préparé de longue date par l’appareil d’État rwandais, avait commencé depuis deux semaines, déclenché au lendemain d’un attentat ayant tué le président Habyarimana devenu trop modéré aux yeux des franges les plus extrémistes de son propre régime.

Selon le rapport Duclert, le président français évoque alors la « folie » qui se serait emparée des Hutus à la suite du traumatisme de l’attentat. « La thèse du comportement irrationnel et spontané à l’origine de tueries est à l’opposé de la définition de l’entreprise génocidaire. De plus, cette notion de “folie” dédouane les auteurs qui ne seraient pas dans un état normal, qui ne pourraient pas, d’une certaine manière, être tenus pour responsables de leurs actes, ceux-ci étant causés par un fait extérieur traumatisant, l’assassinat du président Habyarimana », analyse le rapport Duclert. 

D’autant que durant le même conseil de défense, François Mitterrand dit craindre que les Tutsis instaurent finalement une « dictature militaire » qui entraînera de « nouveaux massacres ». « Cette analyse présidentielle annule définitivement sa réflexion sur le génocide et sa nécessaire dénonciation », relève la commission, qui note également qu’il n’est pas rare d’entendre parler de « guerre tribale » au sommet de l’État au sujet de la tragédie rwandaise.

Et même quand le ministre des affaires étrangères du gouvernement de cohabitation, Alain Juppé, utilise le 16 mai 1994 le mot de « génocide » pour qualifier les événements au Rwanda, l’expression laissera place moins d’un mois tard plus aux « génocides », au pluriel, renvoyant ainsi la tentative d’élimination de tout un peuple à une étape dans une série de massacres interethniques. S’il y a des génocides, c’est qu’il n’y en a aucun. Le mot est vidé de son sens, comme l’a récemment démontré le journaliste Patrick de Saint-Exupéry dans un livre, La Traversée – Une odyssée au cœur de l’Afrique (éditions Les Arènes).

D’ailleurs, l’attitude du gouvernement français et de l’Élysée sur le traitement des génocidaires pose, vingt-cinq ans après, de lourdes questions. Ainsi que Mediapart l’a révélé, le cabinet d’Alain Juppé avait ordonné au mois de juillet 1994 de laisser s’enfuir les membres du gouvernement génocidaire alors qu’ils avaient été identifiés, que leur arrestation était possible par l’armée française et même réclamée par un diplomate de haut rang, l’ambassadeur Yannick Gérard.

Dans son rapport, la commission Duclert pointe les propos « cavaliers » de Dominique de Villepin, alors directeur de cabinet du ministre Alain Juppé, tenus lors d’une cellule de crise du 13 juillet 1994 sur le sort que la France souhaitait réserver aux génocidaires : « Il faut refiler le bébé à d’autres. »

C’est un fait : le « refus d’arrêter les suspects » est constant au sommet de l’État français. « Si la France rassemble volontiers des témoignages, elle refuse catégoriquement d’arrêter les personnes suspectées des pires atrocités », affirme la commission. « Les archives montrent que les autorités françaises n’ont jamais envisagé sérieusement de procéder à des arrestations en dépit des forts appels adressés depuis Goma par l’ambassadeur Yannick Gérard »,insiste le rapport Duclert, qui souligne que tous les arguments déployés pour ne pas mettre aux arrêts les génocidaires « semblent être avant tout des moyens de justifier à l’extérieur une réticence de principe ». Et le rapport remarque que « la France ne s’investit pas beaucoup pour que la mission d’arrêter les responsables présumés soit réellement confiée aux Casques bleus [également sur place – ndlr]».

Les membres du gouvernement génocidaire « sont d’ailleurs conscients qu’ils n’ont rien à craindre de la France », conclut sur ce point le rapport Duclert. Comme un résumé vertigineux de la faillite française au Rwanda.

Désormais dépositaire du rapport de la commission Duclert, Emmanuel Macron fera-t-il siennes ces conclusions, au nom de la France ?

One thought on “Rwanda Rapport Duclert: “La France et le génocide des Tutsis: des «responsabilités lourdes et accablantes» (Médiapart)”

  1. Il est minable d’accuser sciemment les morts dans l’unique dessein de faire avaler au public français la pseudo crédibilité de son travail, alors que son caractère politique et nullement historique ressort en flagrance de la bouche même du Président de cette commission dite Duclert. Des Rwandais ont écouté ses dires scatologiques sur Radio France internationale. Il pensait probablement cajoler les maîtres du Rwanda. On ne cajoler pas les Rwandais. Ils ont vu ce que les prédicateurs des droits de l’homme ont fait en 1994 et ce qu’ils font aujourd’hui à l’égard des criminels sanguinaires qui sont actuellement à la tête du Rwanda.
    Pour information , les USA et le Royaume Uni ne reconnaissent pas le génocide dit des Tutsi mais le génocide des Rwandais. Contrairement aux fabulations colportées à grande échelle par les médias français, il n’existe aucun document de l’ONU qui dit “génocide des Tutsi” et les 800 mille morts Tutsi”. Le Président Kagame n’est plus de ce monde depuis février 2020. Son corps est conservé par les siens. Ceux-ci sont en train de concocter la stratégie de déclarer sa mort et de pouvoir à sa succession par désignation d’un membre de sa clique au mépris total de la constitution rwandaise en vigueur. Macron le sait très bien car il a été informé par M.X opérant au Rwanda depuis les années fin 90 pour le compte de la France.
    Il s’est fourvoyé dans une Affaire qu’il ne connait pas. Le groupe Kouchner qui l’a enrôlé dans l’Affaire rwandaise lui a rendu un mauvais service. Ce n’est pas ce genre d’agissement qui mettra fin aux mépris de la clique de Kagame qui persistera à sa mort à l’égard de la France. De même ce n’est pas en divisant les Rwandais en deux camps, celui de bons, les Tutsi, victimes du génocide et les mauvais, les Hutu, les bourreaux des Tutsi que les entreprises de son pays déclocheront facilement les contrats commerciaux au Rwanda. Enfin, les jugements et emprisonnements des Hutu qui ont trouvé refuge en France sont inopérants quant à l’image qu’ont les nouvelles générations rwandaises à l’endroit des maîtres du monde dont la France. Ils connaissent le jeu français. Ce que les Rwandais aussi bien Hutu que Tutsi lui demandent c’est le respect à leur égard et éviter des déclarations divisionnistes qui n’honorent pas un Président Français. Les Rwandais, Hutu, Tutsi et Twa, reconnaissent qu’ils sont massacrés et qu’ils sont impérativement ténues aujourd’hui d’oeuvrer dans l’unique intérêt du Rwanda et des rwandais et marcher dans la même direction d’une part et d’enterrer ce qui les divise (qui est sans comparaison avec ce qui les unit) d’autre part. Au Rwanda, les jeunes Rwandais de moins de trente ans sont plus de 65% de la population, maitrisant parfaitement les nouvelles technologies de l’information. Macron semble manifestement lorsqu’il commande ce genre de rapport. En sa qualité de Président Français sans comparaison avec le Président Mitterrand, il est de s’interdire d’accomplir tout acte tendant à porter sciemment atteinte à l’image du Président Mitterrand en l’espèce. Ce qu’il a fait n’est pas glorieux pour un chef d’Etat Français. C’est grâce aux actions du Président Mitterrand que Kagame et les siens sont ce qu’ils sont aujourd’hui.
    Aussi, il est étonnant qu’un professeur d’université et historien ose soutenir qu’une puissance qu’est la France a fournit à au Rwanda des tonnes d’armes et que l’armée rwandaise a été émiettée par un groupe armé issu de l’armée ougandaise qu’est le FPR. Ce qui signifie que les soldats rwandais ont été incapables d’utiliser les armes fournies par la France. Même un idiot mongolien ne peut accorder une moindre crédibilité à ce genre d’assertions qui, manifestement, ne sont que de pures fabulations absconses au surplus.
    Le Rapport Duclert est un simple document vulgaire et conséquemment dépourvu de qualité historique. Le Président Macron a montré maintes fois son mépris à l’égard des Africains dont la nomination d’une autodidacte, lesbienne au surplus, à la tête de l’OIF à savoir Mushikiwabo Louise, Ministre des affaires étrangères de Kagame sans pouvoir et autorité qui était entre les mains de Kagame via la DMI (membres des services secrets qui sont dans tous les ministères au Rwanda et plus puissants que les ministres). Par ce rapport, il montre une fois de plus son mépris contre les Rwandais. Il s’est trompé d’époque.
    Pour votre information:
    Kagame est mort il y a plusieurs mois. Ce cadavre est conservé par sa famille et la clique qui est à la tête de notre pays. Ils concoctent la stratégie afin de déclarer sa mort et de pourvoir à sa succession par un membre des siens. Les preuves existent: absent dans le public au Rwanda depuis fin février 2020 et absent aux sommet internationaux et régionaux depuis février 2020 alors qu’il adore être avec les grands de ce monde et parler devant eux. Les Rwandais ont même manifesté pour lui demander de se manifester physiquement mais en vain.
    Il s’agit d’un rapport qui a été commandé par Macron, Président Français, nouveau membre du club d’amis de Kagame, comme en témoigne sa lettre adressée à Kagame le 7 avril 2020″ la France s’engage à soutenir (financièrement) les rescapés du génocide des Tutsi et leurs descendances”. Il est strictement politique et par conséquent dépourvu de caractère historique.
    Un mot crié sur les toits et colportés à grande échelle par les médias français et repris par les médias africains francophones est : Habyarimana, Président d’un régime raciste. Le régime étant différent d’un Etat. Par raciste, les membres de cette commission ont voulu dire que les Tutsi est une race au Rwanda et que le Président Habyarimana était contre une partie des Rwandais en raison de leur race. Il s’agit des Tutsi. En clair, les Tutsi sont une race au Rwanda. Kagame et sa clique ont applaudi comme de singes le Président Français, Macron, pour avoir dit expressément et publiquement que les Tutsi sont une race au Rwanda. Mais force est de constater que ces membres de cette commission et encore mois le Président Français ne précisent le nom de cette race tutsi au Rwanda et depuis quand les Tutsi sont une race dans notre pays, pays qui vient du fond des âges.
    Les membres de cette commission qui ne connaissent sur le Rwanda avaient une mission précise. Alors que leur connaissance du Rwanda fait notoirement défaut, ils ont été nommés pour faire un travail précis.
    1/ Faire de sorte que le mot responsabilité personnelle par cécité du Président d’alors François Mitterrand soit clairement souligné. Cette cécité est liée aux liens personnels entre celui-ci et feu Habyarimana, alors Président du Rwanda.
    2/ Faire de sorte que le Président Habyarimana, ami de Mitterrand soit mentionné sur toutes les pages du rapport et que la responsabilité de celui-ci dans le génocide des Tutsi soit clairement indiquée.
    3/ Il faut que le mot planification du génocide dit des Tutsi soit mentionné, qu’il soit limpidement écrit que le Président Habyarimana était raciste contre les Tutsi et qu’il est par conséquent auteur de la planification des massacres contre les Tutsi, que l’existence de cette planification été trouvé dans les archives de l’Elysée sous Mitterrand qui en était corrélativement au courant. Habyarimana était raciste parce qu’il a légalité la mention du mot Tutsi dans les cartes d’identité et institué les quotas des Tutsi dans les emplois publics et écoles rwandais. Etant précisé qu’au Burundi, les mots Hutu, Tutsi et Twa ne sont pas mentionnés dans les cartes d’identité et que le problème Hutu-Tutsi se pose plus gravement dans ce pays qu’au Rwanda mais bien géré par les dirigeants burundais.
    4/ Faire de sorte que les noms de Balladur, alors Premier Ministre, Léotard, Ministre de la Défense, Sarkozy, Porte-parole Gouvernement français de cohabitations d’alors, Juppé, Ministre des affaires étrangères n’apparaissent pas dans ce rapport.
    5/ Il faut que les noms de Nsengiyaremye Dismas, Uwilingiyimana Agathe, premiers ministres de l’Etat Rwandais et véritables chefs de l’Exécutif en application des articles 50 et suivants de la constitution du 10 juin 1991 n’apparaissent dans le rapport.
    6/ La constitution du 10 juin 1991 ne doit pas être évoquée. Pourquoi ? Parce qu’elle ôte toute la crédibilité à tout évocation ou invocation de la responsabilité du Président Habyarimana et les dirigeants de son parti politique MRNDD. En effet, cette constitution avait dépouillé le Président Habyarimana de tous ses pouvoirs exécutifs sur demande de Mitterrand et acceptée par le Président Rwandais ci-dessus indiqué.
    En droit et en fait, Habyarimana régnait mais ne gouvernait et ne dirigeait pas le Rwanda. Ses pouvoirs et compétences étaient limités au seul contreseing des actes du gouvernement sans pouvoir s’opposer aux actes contraires à l’intérêt général tel que le renvoi de soldats français du Rwanda par Nsengiyaremye). Ce renvoi étant à proscrire dans le rapport Duclert.
    La constitution du 10 juin 1991 est très importante car, dès la nomination du Premier Ministre Nsengiyaremye Dismas, le 2 avril 1992, issu du parti MDR, allié du FPR, le régime Habyarimana relevait du passé. Elle avait conféré au premier ministre la qualité de véritable chef de l’Exécutif en application des articles 50 et suivants de cette constitution.
    Il s’ensuit que toute évocation de responsabilité du Président Habyarimana dans les crimes qui ont été commis contre les Tutsi est erronée ou une fabulation caractérisée.
    Ensuite, en sus de cette constitution, l’existence effective du pacte d’alliance entre les partis d’opposition et le FPR, signé le 3 juin 1992 à Bruxelles-Belgique par les alliés contre le Président Habyarimana et son parti MRNDD, la collaboration notoire entre l’opposition et le FPR dans le gestion du Rwanda d’une part et la direction générale du service de renseignement intérieur ( les yeux et les oreilles du gouvernement rwandaise) attribuée à un membre en fait du FPR, à savoir Iyamuremye Augustin, actuellement président du Sénat et numéro deux du régime Kagame, déconstruisent littéralement toute assertion quant à l’existence de la planification du génocide des Tutsi rwandais par le Président Habyarimana.
    Dans le Rwanda tel qu’il est depuis des siècles, il est hasardeux pour quiconque de soutenir que les massacres des Tutsi ont été planifiés par un Président qui ne dirigeait pas le Rwanda, à l’insu des dirigeants réels du Rwanda et d’Iyamuremye et partant de Kagame, à qui le directeur général du service de renseignement intérieur rendait compte de ses missions.
    De même, dès lors qu’il est de notoriété publique que Uwilingiyimana Agathe, Première Ministre était pro-FPR et que le service de renseignement intérieur était rattaché à la Primature, si la planification du génocide a existé, elle est nécessairement antérieure à son exécution à savoir le 7 avril 1992, selon Kagame et le siens. Ses auteurs sont conséquemment Nsengiyaremye Dismas et Agathe Uwilingiyimana et Kagame, leur allié et dont la haute expertise en matière de renseignement n’est pas à prouver.
    Enfin, la participation des milliers d’infiltrés du FPR appelés techniciens aux massacres de masse contre les Tutsi a été confirmée par Tito Rutaremara, à la télévision rwandaise devant des millions de Rwandais. Les massacres des Hutu par les soldats et civils membres du FPR sont un fait établi. Dans un journal britannique du 2 mars 2021, Kagame a reconnu publiquement l’existence des millions de morts Hutu. Si Mitterrand était au courant de la planification et de l’exécution du génocide des Tutsi par le biais de ses collaborateurs et espions français opérant au Rwanda, il était nécessairement au courant des infiltrés du FPR dans les groumes de tueurs des Tutsi et de leur participation aux massacres de masse contre ces derniers d’une part et de l’existence des massacres de masse contre les Hutu qui ont été reconnus par Kagame en personne.
    Le rapport dit Duclert ayant été commandé pour un but précis à savoir cajoler Kagame et sa clique mafieuse à la tête de notre pays et nullement les rescapés qui sont les Tutsi de l’intérieur aux seules fins de permettre aux entreprises françaises d’accéder aux marchés rwandais, l’existence de ces infiltrés et les massacres des millions de Hutu en particuliers dans le nord du Rwanda, sous contrôle du FPR avant 94 doivent être bannis dans le rapport.
    Tout doit être fait de sorte que le Rapport Duclert fasse apparaître que la France est avec les victimes Tutsi dont certaines sont celles des techniciens du FPR et leurs postérités, que pour elle, seules les victimes tutsi méritent compassion et justice mais qu’aucune responsabilité pénale de quelque nature dans les crimes contre les Tutsi ne lui soit imputés et que deux personnages principaux doivent être mis en exergue : le Président Mitterrand et Président Habyarimana
    Doivent être omises, toutes des actions notoires de Mitterrand dans l’intégration du FPR dans le jeu politique et militaire rwandais : le vote par la France de l’embargo sur les armes contre le Rwanda et non pas contre le FPR, le refus de la France de vendre les armes au Rwanda lors du déclenchement de la guerre généralisée dans le nord du Rwanda le 8 février 1993 pour assurer les sécurité des Rwandais, le parrainage et le financement par la France des négociations entre les alliés qu’étaient le gouvernement d’opposition sous la houlette de Nsengiyaremye, anti Habyarimana notoire et le FPR aux fins de mettre définitivement fin à la guerre au Rwanda et par conséquent de faire intégrer le FPR dans les structures politico-militaire rwandaises ainsi que le remerciement de Kagame adressé expressément au Président Mitterrand pour ses actions positives en faveur du FPR qui prétendait incarner les Tutsi, le soutien politique de la France à l’opposition contre le Président Habyarimana au bénéfice du FPR qui prétendait incarner les Tutsi.
    7/ Devaient être évités tout entretien avec les grands connaisseurs rwandais des relations entre le Rwanda et la France durant la période retenue par la commission Duclert. Il s’agit deux Rwandais en particulier résidant en France à savoir Ndagijimana JMV, alors ambassadeur du Rwanda en France d’octobre 1990 à 1994, le seul connaisseurs des actions de la France au Rwanda et Colonel Serubuga Laurent, chef d’état-major de l’armée rwandaise en fonction en octobre 1990 jusqu’à son départ à la retraite début juin 1992, su décision du Premier Ministre Nsengiyaremye Dismas.
    Par contre, les membres de cette commission ont opté d’entre des soi-disant spécialistes du Rwanda qui, en réalité sont des charlatans tels que JF Dupaquier, Graner, Guillaume Ancel, JP Chrétien et autres membres d’officines du FPR opérant en France.
    Une personne clef dans le Rapport est Monsieur Michel Cuignet, chef de Mission de Coopération française au Rwanda d’octobre 1992 à septembre 1994 anti -Habyarimana et Hutu notoire et pro-Tutsi notoire.
    La prétendue responsabilité de la France, sans précision sur sa nature, dans le génocide dit des Tutsi est fondée sur les fabulations scatologiques de Monsieur Cuignet. Il en est de même des dires pathétiques et pitoyables du Président de cette commission, Duclert, professeur des universités françaises : Habyarimana raciste, un régime de Habyarimana raciste, corrompu etc. Il s’agit en réalité d’une reproduction des déclarations misérables de Monsieur Cuignet devant la Commission d’enquête de l’Assemblée Nationale française sur le Rwanda.
    Lors de son audition, Cuignet a évoqué des éléments significatifs pour mieux comprendre la spontanéité et la gravité des massacres entre les Rwandais.
    « Il a souligné l’importance de ” l’espace vital ” sur un territoire exigu et surpeuplé comme celui du Rwanda et observé que le besoin de terres se retrouve en filigrane dans la logique des conflits.»
    Il n’a pas tiré des conséquences logiques de ses affirmations dans son exposé sur le drame rwandais devant les parlementaires français.
    Il s’est fourvoyé dans les affirmations parcellaires, approximatives, subjectives, émotionnelles, erronées et la reproduction des mots ramassés dans les bistrots tel que Akazu qui, selon lui était une organisation criminelle dirigée par le Président Habyarimana, les membres imaginaires de la famille de celui-ci et autres Rwandais dont les noms n’ont jamais été précisés.
    La responsabilité de la France sans autre précision sur sa nature est un mot vide sens. Il s’agit de jouer sur la psychologie des membres de la clique qui sont à la tête de l’Etat Rwandais. Ceux-ci ont applaudi comme des singes les déclarations du Président de cette commission, Duclert, qui a été nommé par Macron. Les nègres sont des zébus, a dit un Président américain, Ronald Reagan . Il suffit de leur dire que je suis votre ami. Ils vous donnent ce que vous voulez. C’est qui se passe dans le cas présent.

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