26 propositions sur 6 jours, prés de 2000 personnes concernées dont de nombreux jeunes, beaucoup de très bons et forts moments, tout cela avec un budget dérisoire et au final une forte envie de poursuivre pour le collectif impliqué.
Rappel à partir de quelques instantanés de ces rencontres et dans un désordre assumé, sélectionnés et commentés par Jean-François Meekel

Café de la Halle des Douves qui a accueilli généreusement l’essentiel de notre manifestation, ici le mardi pour notre soirée d’inauguration présenté principalement par les piliers du collectif Chloè Bruire (ici de dos ) et Gérard Clabé

« Au coeur de l’empire » voyage poétique avec Croix Ankh’or Slam Action à Bien Public

Atelier de contre cartographie avec profs Mathieu et Chloé, passionnant!

La fanfare sauvage samedi matin aux Capus, visibilité maximum

Journée Guides des villes coloniales vendredi avec ce moment fort, l’intervention du politiste Olivier Lecour Grandmaison pour une conférence débat consacrée à Déboulonner Bugeaud, le lancement d’une campagne nationale propre à mettre bas les statues de l’emfumeur des Algériens. A la tribune autour de l’orateur , Jean-Marc Champeaux co auteur du guide du Périgueux colonial et deux jeunes gens venu-e-s d’Excideuil en Dordogne où vécut Bugeaud . Sa statue initialement située place d’Isly à Alger (??) fut rapatrié dans sa ville d’origine à la demande de ses concitoyens (!!) en 1962. Les deux jeunes gens de la tribune se battent courageusement pour qu’on débarrasse leur ville de ce grossier souvenir.

« La prochaine fois, le feu » emprunté au titre d’un roman de James Baldwin, titre d’une exposition réalisée par d’anciennes et actuelles étudiantes de l’école des Beaux Arts de Bordeaux sous la responsabilité d’un de leur professeur en particulier, jean-Charles Zebo, très impliqué dans le collectif, preuve que ce printemps décolonial a su infuser au delà des habituels cercles militants…

Visite de l’exposition « la prochaine fois le feu » hélas terminée depuis le 28 mars.

Autre moment rare, fort et dramatique de ce printemps, l’intervention de l’avocat franco-palestinien Salah Hammoury (à droite sur la photo) . Celui qui a passé des années dans les geôles israéliennes avant d’être « déporté » de son pays a notamment rapporté les témoignages qu’il a lui même recueilli auprès de prisonniers palestiniens libérés des prisons d’Israël. Et depuis le 7 octobre les pratiques des geôliers hébreux sur les Palestiniens n’ont rien à envier aux pires tortionnaires. Glaçant…

Marche découverte autour de l’histoire coloniale et esclavagiste de l’ancien port de Bordeaux animée par Sylvie Guizerix, animatrice de la commission mémoire vivante des Douves. Passionnant selon les chanceux qui purent y participer.

La fête toute une soirée au Pas de Lune animée par Okinka, dj set de Vitamilyn, gavé plein !!

Performance gesticulée: celle de Florent Viguié intitulée La foi coloniale, inspirée de sa pièce de théâtre éponyme qui questionne l’histoire de son aïeul Léonce Delmas-Vieljeux, transporteur maritime basé à la Rochelle dont il fut le maire, entre colonialisme il fit fortune en Afrique et résistance aux nazis, il mourut dans un camp de concentration. Sur la photo avec le danseur et chorégraphe Piroger Bakambo.

Une poignée d’élèves de 1ere du lycée Vaclav Havel de Bègles qui ont travaillé avec leur prof de français sur les noms de rues de la ville, nom faisant référence à des colonisateurs, un travail pédagogique d’une classe entière qui a donné naissance à un court métrage réalisé par des membres du collection du printemps décolonial. (Bertrand Girardeau debout à gauche) Passionnant prolongement de ce Printemps…

