20 ans c’est AZF cette usine de Toulouse pleine de nitrate d’ammonium qui explosait et tuait 31 personnes et en blessait pas moins de 22 000, j’y fus le lendemain pour prêter main forte aux collègues de France 3 Toulouse, c’était un spectacle épouvantable, une vraie scène de guerre !

2 ans c’est Lubrizol un incendie dans une usine chimique de Rouen, pas de victime mais une grave pollution qui inquiète toujours les riverains

Site de l’usine Lubrizol à Rouen

Vanessa Delmas dans Politis titre, accidents industriels : un cocktail de risques toujours explosif. La consœur rappelle ce qui justifie son titre que selon le Bureau d’analyse des risques et pollutions industriels (Barpi), le nombre d’accidents sur les sites industriels classés a augmenté de 34 % en France entre 2016 et 2018. En 2019, il y a eu 1 098 accidents industriels (incendies, explosions, pollutions des eaux, des sols ou de l’air), que ce soit dans des usines, des entrepôts logistiques, des ports, des exploitations agricoles, et encore, ils font apprécier ces chiffres au regard de ceux-là sur les 500 000 installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE, seules 41 000 sont soumises à une réglementation et à des inspections. Y’a de la marge pour des pépins…et les raisons sont variés : installations vieillissantes, l’opacité entretenue par les industriels   manque d’effectifs et d’indépendance des services de l’environnement, un recours massif   à des sous-traitants peu contrôlés, des sanctions dérisoires en cas d’accident.

On apprend que sous la pression d’un collectif militant nommé Notre maison brûle, une veille médiatique – surtout de la presse locale – a été mise en place, ainsi qu’un réseau d’information par région via le réseau social Telegram. Des ateliers d’éducation populaire ont été organisés dans certains départements où la concentration de risques est évidente, comme en Loire-Atlantique ou en Gironde.   Résultat : une cartographie collaborative recensant un maximum de sites dangereux. Cependant, cette action militante se heurte à un manque de moyen et financiers et humains. Pour Georges un des membres du collectif « Il n’y a malheureusement pas assez de culture militante autour des risques industriels, c’est un angle mort dans beaucoup d’ONG écologistes, car le dialogue avec les syndicats n’est pas toujours simple, et le sujet de la santé au travail reste un tabou. Or, poursuit-t-il, ces activités dangereuses sans cesse valorisées et tout ce qui en découle sont bien au cœur de la société capitaliste. » fin de citation. L’exemple de l’explosion du port de Beyrouth et le chaos qui s’ensuit toujours en est un bel exemple.

J F Meekel

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *