Des montagnes de vêtements jonchent le sol du désert d’Atacama, au Chili, qui récupère des tonnes d’invendus de la fast-fashion mondiale. Ces poubelles sauvages sont un « drame de santé publique », dénoncent des ONG.
Désert d’Atacama (Chili), reportage
Au milieu des canyons et des pics rocheux du désert d’Atacama, au Chili, Bastian Barria observe minutieusement le sol parsemé de divers déchets incendiés. Son regard s’arrête sur la manche d’une chemise qui dépasse d’une substance noire solidifiée. « On dirait du pétrole qui s’est figé, commente le cofondateur de l’ONG Desierto Vestido (Désert habillé). En réalité, ce sont les vestiges des vêtements qui ont été jetés ici, et qui ont complètement fondu sous l’effet des flammes. »
Ici, de nombreuses décharges sauvages jonchent le sol désertique, composées principalement de vêtements de fast-fashion importés au Chili. Et pour effacer les preuves, ces décharges sont volontairement incendiées. Sur place, les éléments manquent pour identifier les coupables. Pour Bastian Barria, après des années d’enquête, son association a conclu qu’il s’agirait des entreprises importatrices de vêtements et/ou des commerçants : « Ils paient une tierce personne quelques euros pour qu’elle se débarrasse des stocks invendus » dans ce désert, puis « elle les incendie immédiatement ».
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