14, 15 et 16 août, les Français d’Indochine se retrouvent au CAFI de Sainte-Livrade-sur-Lot, là où bat le cœur de leur « petit Vietnam »
« Aujourd’hui, nous ne fêtons pas seulement une date : nous célébrons un héritage vivant, porté par celles et ceux qui continuent de faire vivre cette histoire commune.
La reconnaissance de la Nation envers les rapatriés d’Indochine et la réparation des préjudices subis.Une mémoire partagée, avec l’installation du futur lieu de mémoire dans trois bâtiments.Un chemin parcouru ensemble, que nous aurons la joie de prolonger lors des retrouvailles du 15 août.Les 14, 15 et 16 août 2026, venez écrire la suite de cette histoire avec nous. Votre présence sera le plus beau des cadeaux. »Message adressé par Nina Douart Sinnouretti principale animatrice avec Daniel Frèche de CEP-CAFI (Communauté des Eurasiens de Paris ) – Cité (puis Camp) d’Accueil des Français d’Indochine) à quelques semaines du rassemblement annuel de Sainte-Livrade. Evénement particulier en cette année 2026 qui a vu en janvier dernier la mise en place du processus de réalisation du lieu de mémoire de la poudrerie de Sainte-Livrade-sur-Lot. Lieu de mémoire dont on a pu dire qu’il n’aurait jamais été envisagé sans la présence massive et annoncée temporaire des Rapatriés d’Indochine. 70 ans de rétention « provisoire », d’exclusion et de manipulation politique à l’origine des chapitres les plus sombres de l’histoire locale avec celle des Harkis autres bernés de la colonisation française en Algérie en ce qui concerne ces derniers.
Trois journées propices à la fête des retrouvailles mais aussi à la réflexion avec quelques pépites à l’image de la conférence de Pierre Daum sur les travailleurs requis indochinois, autres oubliés de l’histoire, la projection des « fruits amers du Lot-et-Garonne »du documentariste Matthieu Samel. Une quasi première, le film ayant été présenté quasi-confidentiellement une fois au moment de sa sortie en 1992 à la salle polyvalente de Sainte-Livrade. il y a 34 ans !
Un long silence qui en dit long sur les écueils qu’eurent à surmonter l’ex-président de la MJC et ses complices pour construire leur autonomie. J.C
